A l’occasion de son 100e anniversaire, je vous avais raconté la carrière sportive de mon père. Je voudrais aborder cette fois, son parcours professionnel. Dans ce domaine, il a été plus discret, et n’a laissé aucun document.
D’après mes souvenirs, il est entré en apprentissage aux « Etablissements BELBEOC’H », situés Bd de la Gare à Landerneau, dès l’âge légal de la fin de scolarité, pour préparer le métier d’ajusteur. Cette entreprise fabriquait des machines agricoles. Il y restera jusqu’à son départ pour le service militaire qu’il effectuera à Vannes au 505e régiment du Train, dans les chars d’assaut.
En 1930, à 22 ans, il se maria avec une petite main qui travaillait chez Mademoiselle Simon, célèbre couturière de l’époque, dont la réputation débordait très au-delà des frontières du Finistère.
Roger ayant trouvé un emploi aux « Chantiers de l’Atlantique », le jeune couple s’installa à Nantes.
La nostalgie de leur ville natale les fit revenir à Landerneau, ce qui me permit de voir le jour au Pays de la Lune.
Il postula pour un emploi d’ajusteur à l’Arsenal de Brest.
En attendant, il fallait faire « bouillir la marmite ».
Il mit le cap sur la capitale et travailla chez son beau-frère qui possédait une entreprise de plomberie jusqu’à ce que l’emploi lui soit proposé à Brest où il restera jusqu’à la fin de sa carrière.
Il passera la guerre à l’Arsenal et fut détaché à la maintenance de l’hôpital maritime.
Fin 1962, à l’âge de 55 ans, il fit valoir ses années de travaux de soudure pour obtenir une mise en retraite anticipée.