Hôpital local de Lesneven
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Les 101 ans de Monsieur JACQ
Famille, bénévoles, personnel de l'établissement, tout le monde s'était réuni le 10 mars 2009 pour accompagner Monsieur Roger JACQ à l'occasion de son 101e anniversaire !!!

L'an passé, son fils Louis retraçait le parcours de footballeur du centenaire du Dorguen. Cette année, il évoque son parcours professionnel :

De Landerneau à Brest en passant par la capitale
A l’occasion de son 100e anniversaire, je vous avais raconté la carrière sportive de mon père. Je voudrais aborder cette fois, son parcours professionnel. Dans ce domaine, il a été plus discret, et n’a laissé aucun document.

D’après mes souvenirs, il est entré en apprentissage aux « Etablissements BELBEOC’H », situés Bd de la Gare à Landerneau, dès l’âge légal de la fin de scolarité, pour préparer le métier d’ajusteur. Cette entreprise fabriquait des machines agricoles. Il y restera jusqu’à son départ pour le service militaire qu’il effectuera à Vannes au 505e régiment du Train, dans les chars d’assaut.

En 1930, à 22 ans, il se maria avec une petite main qui travaillait chez Mademoiselle Simon, célèbre couturière de l’époque, dont la réputation débordait très au-delà des frontières du Finistère.

Roger ayant trouvé un emploi aux « Chantiers de l’Atlantique », le jeune couple s’installa à Nantes.

La nostalgie de leur ville natale les fit revenir à Landerneau, ce qui me permit de voir le jour au Pays de la Lune.

Il postula pour un emploi d’ajusteur à l’Arsenal de Brest.

En attendant, il fallait faire « bouillir la marmite ».

Il mit le cap sur la capitale et travailla chez son beau-frère qui possédait une entreprise de plomberie jusqu’à ce que l’emploi lui soit proposé à Brest où il restera jusqu’à la fin de sa carrière.

Il passera la guerre à l’Arsenal et fut détaché à la maintenance de l’hôpital maritime.

Fin 1962, à l’âge de 55 ans, il fit valoir ses années de travaux de soudure pour obtenir une mise en retraite anticipée.

Une vie saine...
A ce jour, il compte 46 années de retraite pour 38 années d’activité en incluant la période du service militaire. Heureusement pour les caisses de retraite que tous les bénéficiaires ne sont pas dans le même cas.

Pour expliquer sa longévité, je vois plusieurs raisons :

- Une constitution robuste, entretenue par une longue activité sportive

- Une vie saine, sans abus de touts sortes

- Une alimentation basée en grande partie sur les fruits et légumes qu’il cultivait avec passion

- La consommation de produits et compléments naturels qu’il découvrit à la fin des années 40

« La Vie Claire » venait d’ouvrir son premier dépôt à Paris. Il devint un des premiers sociétaires.

Faisant mes études dans la capitale, je me souviens de lui rapporter quand je rentrais à Landerneau pour les vacances scolaires, des « cargaisons » de produits que j’allais acheter dans une petite boutique située dans le Quartier Latin.

Je me rappelle aussi de le voir moudre son blé pour confectionner d’excellentes galettes.

Le café du matin était remplacé par une infusion de thym.

Un dernier souvenir :

Chaque fois que j’arrivais en vacances scolaires, il me lançait un défi sur une course de 100m.

Bien que pratiquant l’athlétisme à un bon niveau, je ne suis sorti vainqueur qu’en 1949. J’avais 18 ans et lui…41 ans !!

Dernière minute :

Roger vient pour la première fois d’être arrière arrière grand-père, d’un petit « Ael » (prénom breton signifiant ange).

coupures de presse